Un comité interministériel annoncé pour l’Outre-Mer

Au cours des derniers mois, nos parlementaires ont souvent interrogé les ministres sur l’avenir de l’Outre-Mer, qui ont alors évoqué la tenue d’un Comité Interministériel de l’Outre-Mer. Depuis l’appel de Fort-de-France, ce comité était annoncé comme étant celui des premières réponses.

Le gouvernement aux commandes

Nos représentants ont été consultés dans cette démarche, mais ce sont les décisions du gouvernement qui prévaudront. Contrairement à ce qui était attendu, il semble que ce comité ne sera pas un grand rassemblement, un colloque ou un débat, mais plutôt une restitution des propositions de l’exécutif. Selon nos informations, environ une centaine de mesures pourraient être présentées lors de cette réunion, ce qui représente une réduction significative par rapport aux contributions initiales.

Des sujets prévisibles

Certaines certitudes émergent tout de même. La réforme de l’octroi de mer devrait être abordée lors de ce comité, de même que des mesures visant à faciliter les échanges avec les pays voisins. Les ministres se sont montrés favorables à ces propositions. Il est également possible que l’annonce de zones franches totales dans les grandes villes soit faite, une idée soutenue par Jean-François Carenco, le ministre délégué aux Outre-Mer, qui affirme avoir le soutien des élus locaux sur ce sujet.

En outre, d’autres sujets pourraient être abordés, tels que le logement, la continuité territoriale et des pistes pour améliorer la durabilité dans les territoires ultramarins. Bruno Le Maire, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique, qualifie même ce chantier d’avenir de prioritaire.

Une étape dans la réflexion d’avenir

En résumé, ce Comité Interministériel de l’Outre-Mer ne semble pas être une journée décisive, mais plutôt une nouvelle étape dans la réflexion sur l’avenir des territoires ultramarins. Le calendrier choisi est révélateur : cette réunion a été reportée à plusieurs reprises et intervient juste avant les vacances parlementaires, dans un contexte budgétaire déjà bien engagé pour l’année 2023. Il est fort probable que ce rendez-vous ne soit qu’une étape de plus avant la rentrée.

Source : RCI