La coopération régionale

La délégation sénatoriale aux Outre-mer a continué ses travaux récemment sur la coopération régionale, en menant plusieurs auditions dont celle de la Fedom, la Fédération des Entreprises d’Outre-mer. Son président, Hervé Mariton, a souligné devant les parlementaires que la coopération régionale fonctionne bien sur le plan politique, mais rencontre des difficultés sur le plan économique.

Il existe une relation politique assez étroite entre les élus des territoires et leurs environnements régionaux. Cependant, les retombées économiques de ces échanges restent discrètes. La coopération régionale est principalement un sujet politique, mais devrait probablement accorder plus d’importance à l’aspect économique. Pour mes adhérents, l’aspect économique n’est pas une priorité. Les acteurs régionaux, notamment les élus locaux, ne considèrent pas l’aspect économique en premier lieu. C’est une réalité à prendre en compte.

La question de l’anglais

Plus tôt dans la journée, la délégation sénatoriale s’est également penchée sur la question de la maîtrise de certaines langues, notamment l’anglais, et s’est demandée si cela pouvait entraver le développement des Outre-mer dans leur environnement régional.

Lors de ses travaux sur la coopération régionale, la délégation a interrogé Business France, une agence qui accompagne les entreprises françaises à l’international. Pour Johann Remaud, directeur Outre-mer de l’agence, le manque de maîtrise de l’anglais n’est plus un obstacle majeur.

Ce problème tend à s’atténuer. Nous le constatons à travers les entreprises que nous accompagnons. Il y a 5 à 10 ans, la barrière de la langue était un véritable frein au développement international des Outre-mer. Aujourd’hui, nous avons une génération d’entrepreneurs qui n’éprouvent pas de difficultés avec l’anglais, ou du moins qui le maîtrisent suffisamment pour envisager des projets internationaux. Cela signifie également que les générations locales sont capables de travailler confortablement en anglais. Le vrai défi aujourd’hui réside dans la mise en place de compagnies maritimes régionales. Malheureusement, de nombreuses initiatives lancées ces 20 dernières années n’ont pas abouti.

Source : RCI