La 9ème édition du Sagasdom : un rendez-vous culinaire aux saveurs des Caraïbes

La 9ème édition du Sagasdom, initiée par la cuisinière guadeloupéenne Babette de Rozières, se tiendra prochainement. Cette année, le thème sera axé sur les épices et l’art de vivre aux Caraïbes. Pour cette édition, la Martinique a été choisie comme invité d’honneur. En préparation de cet événement, Babette de Rozières est actuellement en Martinique à la recherche de jeunes cuisiniers prometteurs qui pourraient être mis en avant lors du salon.

La reconnaissance tardive des saveurs ultramarines

Babette de Rozières, ambassadrice inlassable de la cuisine ultramarine, se réjouit de voir enfin nos saveurs reconnues dans les marmites des grands chefs. Cependant, cela n’a pas toujours été le cas. Elle explique à RCI les difficultés qu’elle a rencontrées pour faire valoir la cuisine des Outre-Mer.

Quand j’ai commencé à parler de la cuisine des Outre-Mer, on m’a ri au nez. On m’a dit, « c’est une cuisine ethnique ». Quand j’ai montré un citron vert, on m’a dit « c’est un citron pas mûr ». Il a fallu que j’impose ma culture et peu à peu les gens ont commencé à s’intéresser. Maintenant, la cuisine a tellement évolué que même les grands chefs, ceux-là même qui me critiquaient, ont à la carte les produits des Outre-Mer

À travers ses 9 éditions, le Sagasdom s’est imposé comme une vitrine de la gastronomie et de la culture des Outre-mer à Paris. Cependant, Babette de Rozières se souvient qu’il a fallu batailler pour démontrer la richesse exceptionnelle de notre patrimoine culinaire.

Au départ, mon envie, c’était de promouvoir la culture ultramarine. Il fallait présenter un dossier pour la préservation et la promotion de notre culture. Ce qui n’a pas été accepté. Même les ministres des Outre-Mer ne s’en sont pas occupés. C’est là que je me suis dit que j’allais créer un salon pour donner de la visibilité aux ultramarins, montrer qu’on a du talent, des produits différents mais qui sont complémentaires. Les chefs de l’Hexagone ont enfin compris que c’est un pan de la cuisine française important. Ils sont en train de faire des découvertes alors que nous, on utilise ça depuis « nanni nannan ». Ils se rendent compte qu’on a une vraie culture et c’est pour ça que je me bats

Source : RCI