Arrivée des policiers kényans en Haïti

Un avion de la compagnie nationale Kenya Airways a atterri peu avant 14H00 GMT à l’aéroport Toussaint Louverture de la capitale haïtienne avec à son bord un premier contingent de 200 policiers armés, casqués et habillés en treillis militaire, a constaté un correspondant de l’AFP sur place.

Un deuxième contingent de policiers est attendu jeudi, selon une source gouvernementale haïtienne. L’appareil s’était envolé de Nairobi après que le président kényan William Ruto eut rendu visite aux policiers avant leur départ.

Le Kenya a proposé d’envoyer un millier de policiers en Haïti pour la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), prévue pour une durée initiale d’un an. D’autres pays comme le Bangladesh, le Bénin, le Tchad, les Bahamas et la Barbade contribueront également à cette mission.

Situation critique en Haïti

Haïti souffre depuis des décennies d’une instabilité politique chronique et d’une montée de la violence des gangs, en particulier à Port-au-Prince. La crise humanitaire s’est également intensifiée, avec une augmentation du nombre de déplacés internes. En février, des attaques coordonnées ont visé à renverser le Premier ministre de l’époque, Ariel Henry, aggravant la situation.

Face à cette situation, des autorités de transition ont été mises en place pour rétablir la stabilité. La mission soutenue par l’ONU vise à aider la police haïtienne dans la lutte contre les gangs et la violence qui sévit dans le pays.

Soutien international et espoir de stabilité

L’arrivée des policiers kényans a été saluée comme un soulagement pour les Haïtiens. Des pays comme les États-Unis ont promis leur soutien financier et matériel à la mission. L’ONU appelle à poursuivre cet élan de solidarité pour garantir le succès de la mission en Haïti.

Le Premier ministre haïtien Garry Conille a exprimé sa gratitude envers le gouvernement kényan pour son engagement dans la lutte contre l’insécurité à Haïti. Il espère que cette mission multinationale contribuera à stabiliser le pays et à ouvrir la voie à un retour à la démocratie.

Source : RCI