Chaque année, à l’approche de la rentrée scolaire, la question de l’affectation des néo-enseignants ultramarins refait surface. Les jeunes diplômés de nos territoires se voient souvent obligés de déménager en métropole pour débuter leur carrière d’enseignant. Cette situation est dénoncée depuis de nombreuses années.

Une situation injuste

Le sénateur Dominique Théophile a récemment écrit une lettre à Gabriel Attal, ministre de l’Éducation nationale, pour rappeler les conséquences de ces affectations des nouveaux enseignants dans les académies de France métropolitaine.

Les conséquences de ces déménagements forcés sont nombreuses et difficiles à supporter, tant sur le plan financier que physique, voire médical, notamment pour ceux qui sont proches aidants.

Il ajoute également :

Ces départs suscitent en Guadeloupe, ainsi que dans tous les territoires d’outre-mer, un profond sentiment d’injustice lorsque, dans le même temps, d’autres enseignants originaires de métropole viennent dans les territoires ultramarins. Face à cette situation, il est urgent de revoir le Centre des Intérêts Matériels et Moraux (CIMM) afin d’apporter plus de transparence, de justice et d’humanité dans le traitement des demandes d’affectation des jeunes professeurs.

Enfin, le sénateur de Guadeloupe déplore le fait qu’aucune réponse « satisfaisante » n’ait été obtenue jusqu’à présent malgré la connaissance de ce problème.

Source : RCI