Une surmortalité inquiétante chez les oursins de La Réunion

Depuis le 24 juillet, une alerte a été lancée concernant une surmortalité d’oursins au large de la côte ouest de La Réunion. Les plongeurs ont découvert une centaine d’oursins morts, et le pic de cette surmortalité a été atteint le week-end du 15 août. Cette situation préoccupe les scientifiques car les oursins jouent un rôle important dans l’écosystème en régulant la croissance des algues sur les coraux. Cette surmortalité concerne uniquement une espèce parmi les 41 différentes présentes dans les eaux réunionnaises.

Les causes de cette surmortalité encore inconnues

Les récifs coraliens de La Réunion sont déjà menacés par la pollution aux nitrates et aux phosphates, ainsi que par le déséquilibre écologique causé par la prolifération des algues qui privent les coraux de lumière. Les scientifiques n’ont pas encore identifié les raisons précises de cette surmortalité, mais ils ont confirmé la présence d’un parasite nommé « Philaster sp » chez les oursins morts. Cette présence constitue l’hypothèse la plus probable pour expliquer cette surmortalité, bien que des travaux de biologie moléculaire soient nécessaires pour confirmer cette hypothèse. Ce parasite, identifié dans d’autres régions comme les Antilles et Israël, perturbe l’immunité des oursins et entraîne une dégradation de leur physiologie, conduisant à leur mort.

Les origines du parasite encore inconnues

Les scientifiques ne savent pas encore comment ce parasite est arrivé à La Réunion. Plusieurs hypothèses sont avancées, comme les vidanges des réservoirs d’eau des bateaux, la présence d’algues ou de micro-plastiques. Si la responsabilité du parasite dans cette surmortalité est confirmée, il n’existe actuellement aucune solution pour le combattre. Il faudra donc accepter cette pathologie et espérer que les oursins parviennent à s’adapter. Cette situation souligne une fois de plus l’importance de préserver l’écosystème marin et de prendre des mesures pour limiter la pollution et les déséquilibres écologiques.

Source : RCI